Google vs la presse qui veut taxer

24/10/2012

La menace de voir Google bannir les médias français se fait sentir, même si ce ne sont que des paroles visant à appeurer le monde internet. Que Google le fasse ou non, le problème est bien levé. Les éditeurs de presses demandent à ce que la “Lex Google” (loi Google en allemand) soit appliquée aussi en France. Grosso-modo, on demande à Google de reverser des “taxes” aux éditeurs de presse français car il gagne de l’argent sur la pub en affichant du contenu des sites de presse. Dans le fond, c’est pas idiot, dans la forme il y a un souci…

Soyons pragmatique, à quoi sert Google (en tant que moteur de recherche) ? Il référence les sites qui lui permettent de le faire sur sa base de données, permettant aux internautes qui utilisent ce moteur de recherche à trouver des sites en relation avec leur recherche. Comme l’une des grandes sources d’information se base sur la presse, il est évident qu’une recherche sur un évènement d’actualité vous retourne un résultat qui se situe sur un site de presse (le monde, le point, figaro…)

Bref, en soit, Google est un service de référencement. Dans la forme, Google génère son contenu à partir du contenu des sites qu’il référence. Mais il reste un service qui permet aux sites référencés de voir leur trafic augmenter. Car si Google ne retourne pas de résultat pointant sur votre site, vous pouvez être sûr que vous n’allez pas avoir un trafic phénoménal.

Google fait apparaitre de la publicité sur sa page de résultat. Car oui, Google est une entreprise… et par ailleurs, les sites de presse eux même ont en général des espaces de publicité qui leur rapport un peu de sous.

L’hopital se fout de la charité, et voilà que “comme la bête est grasse” on va pas se gêner. En plus de fournir des visites aux site de presse, Google devrait reverser un pourcentage de ses révenus publicitaires aux dits sites de presse.

Bha voyons…

Donc, réaction de Google, faire une menace impossible à tenir: on va donc bannir les sites de presse du moteur de recherche. Google ne peut évidamment pas se le permettre, car effectivement les sites de presses fournissent un contenu à Google. Mais en contre parti, la visibilité du site de presse est largement accrus.

Alors deux questions me tarodent. D’abord: est-ce que **tous les moteurs de recherches** vont être visés ? et secondo, si les éditeurs de sites de presse sont pas content que Google gagne de l’argent en référençant leur site, je leur rappelle qu’il peuvent se faire déréférencer hein, un vieux fichier “robots.txt” avec un Disallow *” et on en parle plus. Alors la seconde question: si les éditeurs se croient si indispensables à Google et qu’ils sont pas content que Google gange des pépètes, pourquoi laissent-ils leur site se faire référencer ?

Oui… je connais les réponses à ces questions, mais j’ai l’impression que les acteurs de ce mouvement n’ont pas conscience qu’on est pas dupes…

Alors messieurs les éditeurs de presse qui demande encore de la tune, vous pouvez nous donner honnêtement une réponse claire ?

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Commentaires

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Norv - 24/10/2012

Bonjour,

Toujours ravis de te lire, surtout quand les critiques sont pertinentes et construite.

Cependant, bien que je comprenne ton point de vu au niveau que Google n’a pas à verser de redevance sur les sites qu’ils références, le problème est que le moteur de recherche cherche de plus en plus à garder l’utilisateur, mettant à “disposition” les informations récoltées ça et là (de part les rich snippet) pour les afficher directement dans la recherche.

Pour exemple, j’ai vu, de part quelques travaux SEO, sur google anglais apparaître lors d’une recherche sur “Johnny Halliday” (n’allez pas croire que j’en suis fan hein?!) un bloc “wiki-like” sur la droite, contenant la photo de Johnny, son statut matrimonial (certes pas à jours), et d’autres informations.

Je doute que cette loi ai été créé en vue de cette future amélioration vu les connaissance de nos chers politiciens sur les avancés technologique web, mais dans cette utilisation de ces informations, je trouverais tous à fait normal que Google paye pour les informations qu’ils réutilisent…

Bonne journée Mathieu

Metal3d - 24/10/2012

Tout à fait d’accord sur le principe des encarts “wiki” et autre contenus “éditorial”. Mais là, il est question de taxer Google pour un service rendu. Google vit du fait qu’il référence des sites qui eux même en tirent partie. Le fait de demander à Google de reverser des droits à des sites “de presse” (et pourquoi que la presse d’ailleurs ?) est d’une fumisterie sans nom à mon avi. C’est comme si je faisais payer France Télécom qui donne mon numéro de téléphone dans le bottin parce qu’il a des pages de pub dans l’annuaire.

Perso, si j’étais à la tête d’un site de presse, je serai bien content d’être bien référencé par Google, et je comprendrai parfaitement qu’il trouve matière à se rémunérer en échange. Mon journal internet serait lut, et Google continuerai à me référencer selon mon contenu… je vois pas du tout ce qui peut justifier une telle loi.

Olivier C - 23/02/2013

Je remarque que Google passe de plus en plus par des pages intermédiaires de son site avant de permettre à l’internaute d’arriver au site source (“Google image”, et maintenant “Google Web” pour ce qui est du résumé des recherche dans l’encart de droite, essentiellement pris sur wiki). Ce qui devient de plus en plus problématique.

Il ne manque plus a Google d’inventer une fonction lecteur d’écran qui évitera définitivement d’aller sur les sites sources.

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